SIDELINE AVEC… MAXIME MAROULIDES

3 Mar 2021 | Cheerleading, Fédération

Sideline c’est l’occasion de mettre en avant nos bénévoles qui font au quotidien le succès de notre fédération !

FFFA : Bonjour Maxime, pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Maxime MAROULIDES : J’ai 29 ans et je suis préparateur mental pour les sportifs de haut niveau. Depuis 2016, j’ai créé une société nommée “Mind Body Perf’” dans le but d’accompagner les sportifs dans leur performance. Je travaille aussi avec des étudiants et des entreprises. A côté de cette activité professionnelle, je suis responsable d’animation. Je travaille dans l’événementiel pour l’agence “Open Eyes” qui est basée en Bretagne. Nous réalisons des séminaires d’entreprise (cohésion d’équipe, leadership pour les entreprises…) au travers de grands jeux, de chasses au trésor ou encore de courses d’orientation.

FFFA : Comment avez-vous découvert la discipline du cheerleading ?

Maxime MAROULIDES : J’ai effectué un Master en STAPS à la faculté de Nantes. Lors de mes études, j’ai eu l’opportunité d’effectuer différents stages. J’ai notamment travaillé avec des sportifs de football américain afin de réaliser des recherches scientifiques et de découvrir des outils permettant de développer la cohésion d’équipe. Pour ma part, j’étais joueur de basket-ball et j’ai donc découvert le football américain aux côtés de l’équipe des “CAIMANS 72” du Mans. Dans un deuxième temps, je me suis intéressé au cheerleading en regardant différentes vidéos diffusées sur internet, notamment celles sur les championnats du monde. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé la pertinence du mental et du physique de cette discipline. J’ai donc suivi différentes formations sur le cheerleading et quand je suis revenu sur Nantes, j’ai découvert la section du club des Royalty (anciennement Duchess).

J’ai commencé à travailler au club du Mans, puis je suis retourné sur Nantes. L’année suivante, j’ai pris le poste de coaching au sein du “Royalty”, alors que je ne connaissais pas grand-chose à la discipline et à la fin de la saison, l’équipe de cheerleading a fini championne de France en senior L1 ! Par la suite, il y a eu différentes évolutions dans le club ce qui m’a permis de prendre le poste de dirigeant.

FFFA : Pourriez-vous présenter votre club ?

Maxime MAROULIDES : L’association Nantaise de Cheerleading, connue aussi sous le nom de “Royalty”, a été créée en 2012 par Marine Cadoret, restée trois ans pour développer le club et qui a dû partir pour des raisons professionnelles. Pendant deux ans et jusqu’en juin 2018, le club a été repris par des parents. Il faut savoir que pendant six ans, le club n’avait que des seniors et des petits (U6, U8). L’association s’est donc développée petit à petit avec des bénévoles. Lorsque j’ai repris le club en 2018, mon objectif premier était de développer toutes les sections et de développer le club dans sa globalité. Notre premier objectif était de rentrer entre 30 et 40 licences et cette année, à titre informatif, nous en avons réalisé à peu près 130. Avec cette politique de développement et surtout de découverte de nos disciplines, nous avons créé, récemment, trois nouvelles équipes et nous avons encore beaucoup de demandes. Cela montre que l’image que nous souhaitons véhiculer commence à prendre de l’importance dans le paysage nantais, ce qui est plutôt positif !

FFFA : Pourriez-vous nous parler, un peu plus en détails, de vos missions et de votre fonction au sein du club ?

Maxime MAROULIDES : Comme vous le savez, nous sommes des bénévoles passionnés. Nous ne comptons pas le temps que nous passons à travailler, nous le faisons en fonction des tâches que nous devons faire. Le tout, c’est la satisfaction des membres du club. C’est également une récompense de se dire que même, si nous passons presque tous les jours de notre semaine à répondre à des mails, à faire des dossiers, à diffuser notre passion, le club se développe et les adhérents sont satisfaits ! 

En tant que dirigeant, les tâches sont multiples. On s’occupe de la vie générale du club : répondre à tous les mails des instances locales, des mairies, des préfectures. Ensuite, on s’occupe de la gestion associative, de répondre aux questions des adhérents, on essaye de gérer toute la partie administrative (comme les licences, les assurances, les formations des entraîneurs, les demandes de subventions…). Les tâches sont vraiment multiples et surtout dans un petit club qui est en pleine restructuration. 

FFFA : Quels sont les projets et actions du club sur la ville de Nantes ?

Maxime MAROULIDES : Nous existons seulement depuis 8 ans, contrairement à des associations qui se sont créées depuis des années. C’est pourquoi nous avançons pas à pas. Nous essayons de présenter notre discipline, nos futures actions, notre structuration, nos projets et nos valeurs… Nous essayons vraiment de montrer que même si nous sommes un petit club, c’est le début d’une grande aventure ! Ils ne connaissent pas forcément notre discipline, qui est toute nouvelle. Il faut prendre le temps de leur expliquer les choses, comme le fait que nous avons besoin de tapis et que non, nous ne pouvons pas toujours pratiquer en extérieur, surtout lorsqu’ il pleut, par exemple… En bref, nous essayons dans un premier temps, de leur faire comprendre nos besoins et qui nous sommes.

Aujourd’hui, notre objectif consiste à communiquer un maximum pour faire découvrir notre discipline, bien différente. Nous sommes souvent associés à la gymnastique et notre challenge consiste à leur montrer que nous ne sommes pas un sport individuel mais collectif ! Nous communiquons et les invitons à venir nous découvrir et à assister à des compétitions pour qu’ils comprennent l’univers du cheerleading. Nous devons également nous montrer, intervenir lors d’événements, se renseigner sur tout ce qui est fait dans l’univers Nantais afin de nous faire connaître.

FFFA : Enfin dans ce contexte un peu particulier, que mettez-vous en place pour vos clubs (pendant et post confinement) ?

Maxime MAROULIDES : Malgré la frustration, nous devons rester positifs et ambitieux. En tant que dirigeants, nous devons être source de propositions et vecteur de développement. Nous devons montrer au club et dans le sport en général que, oui, nous devons accepter ce qui se passe mais que nous allons nous adapter et trouver des solutions. Il ne faut surtout pas se laisser abattre. Il faut réfléchir et proposer à nos athlètes des choses innovantes et ambitieuses, malgré toute l’incertitude que nous avons au quotidien. Si nous doutons et nous sommes incertains, nos athlètes le seront aussi !

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